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Comment prêter ses BD (et être sûr de les retrouver) ?

Ah ah, le sujet qui fâche. La discipline olympique pour se brouiller avec ses amis, ses collègues ou sa famille. Les collectionneurs le savent, prêter un album n’est pas à la portée du premier venu : cela demande de l’organisation, de la diplomatie et une bonne dose de self-control.

Rien de plus simple de dire ok quand un de vos amis demande s’il peut emporter le dernier volume de l’Arabe du futur que vous venez d’acheter “parce qu’il a adoré les deux premiers”, et de ne jamais le revoir…
Rien de plus simple que de mettre dans son sac à dos, l’intégrale de Jessica Jones pour l’apporter à un collègue de bureau qui vient de voir la série TV, et de ne jamais le revoir…

On prête un livre et on espère qu’il reviendra, mais vous savez comme moi que ce n’est pas le cas. Alors voilà cinq conseils pour bien vous préparer.

Conseil N°1 : rendre le livre unique

1ère étape, parler du livre. Au moment de le prêter, n’hésitez pas à montrer vos passages favoris, une case ou un dialogue qui déchire (un peu dans le genre des #CaseBadAss) : vous êtes sûr que le livre ne se retrouvera pas dans un coin.

Puis lui reparler du livre quelque temps après, avec une anecdote, une news sur l’auteur ou la série…

Ou lui demander s’il a aimé, s’il a été déçu : autant d’idées pour lui remettre en tête le bouquin sans rien demander.

 

 

Conseil N°2 : Anticiper

Le truc le plus simple est de prendre une photo avec son smartphone ou de partager une liste via Bubble (avec la fonction export) et envoyer la liste par mail/texto directement depuis l’app (c’est très rapide et ça laisse une trace avec la date.)

Et avant de le prêter : le relire. Ça paraît étrange mais dans le cas où on le revoit pas avant un moment, c’est une bonne idée. D’autant plus que ça peut vous aider pour en parler (conseil n°1)

 

Conseil N°3 : Avoir un plan de secours

Pas besoin de monter une opération à la Marv’ pour tout péter. Non, vous pouvez déjà faire de discrètes piqures de rappel (conseil n°1) sans être relou à demander tout le temps votre bouquin.
Vous pouvez proposer à un autre pote de lui prêter le même album : du coup c’est une autre personne qui vous décharge de cette demande. Vous ne voulez plus le récupérer égoïstement mais en faire profiter tout le monde et vous passez pour un mec sympa. Autres excuses : vous voulez le prêter à vos parents, vous voulez vous refaire l’intégrale de cet auteur …

 

Conseil N°4 : Emprunter à votre tour

Parce que 1/vous allez faire de belles découvertes et 2/vous allez vous rendre compte que vous aussi, vous allez oublier cette BD de Picsou dans un coin de l’appart.
Du coup que votre frangin ne vous ai pas rendu cet album qui a eu le prix du meilleur album à Angoulême est un peu moins grave que prévu.

 

 

 

 

Conseil N° 5 : Soyez philosophe

Prêter un livre dans notre société marchande et individualisée est presque un acte rebelle (oui je m’enflamme un peu mais j’assume) ; depuis plusieurs années, quand on me demande de prêter un livre je pars toujours du principe que c’est comme si je lui donnais.

Ça paraît couillon mais il n’y a que des avantages :
– je suis content qu’il lise des trucs chouettes et qu’on puisse en parler
– je n’attends pas après lui qu’il me le rende, pas de pression
– et si par miracle je le retrouve ça me fait une belle surprise

Et puis si je souhaite le relire, je peux toujours lui redemander des mois, années plus tard sans avoir jamais été casse-pied. Au pire, je peux le racheter, et profiter d’une nouvelle édition augmentée ou neuve. Bon il y a bien des cas où le bouquin est plus dispo et c’est plus difficile c’est vrai. Mais c’est plutôt rare. Et gardez toujours à l’esprit que votre amitié vaut plus que les 10, 15, 30… euros de cet album. Un livre se rachète, la confiance non.

Prêter, c’est une preuve de confiance des deux côtés, on est généralement aussi content de confier un bouquin autant que de le recevoir.

On est curieux, n’hésitez pas à partager vos astuces sur le groupe et les réseaux.

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Les visuels de l’article sont extraits des #CaseBadAss
Lucky Luke, Les Collines Noires de Morris & René Gosciny, Éd. Lucky Comics
Mon ami Dahmer de Derf Backderf, Éd. çà et là
Imbattable T.1 de Pascal Jousselin, Éd. Dupuis
Dans la combi de Thomas Pesquet par Marion Montaigne, Éd. Dargaud
Astérix et Obélix, Le Devin de René Goscinny & Albert Uderzo, Éd. Albert-René
Moderne Olympia de Catherine Meurisse Éd. Futuropolis — Musée d’Orsay

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