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Laughter in the end of the world de Yellow Tanabe, Shiba Edition

Un one-shot fantastique pour lancer une nouvelle maison d’édition, Shiba, avec cette histoire de démons de la mangaka Yellow Tanabe. Connue en France pour sa longue série Kekkaishi chez Pika où elle mettait en scène des lycéens face à des yokaïs dans un shonen aux personnages de plus en plus puissants et de plus en plus nombreux. Elle est également l’autrice d’une série non traduite Birdman qui lorgne plus du côté des super-héros (malgré les démons qui leur font face) mais on revient au fantastique pour Laughter in the end of the world.

On est entre Claymore et L’Habitant de l’infini (un peu plus Highlander en fait pour le côté récupération des pouvoirs et duels) avec un monde médiéval fantastique, dominé par une religion guerrière et des « démons » immortels, qui se dévoile rapidement autour de ce cataclysme mystique. Un shonen qui joue plus sur les apparences que la baston, dans un monde arrivé à sa fin après qu’un démon géant ait marqué et pris possession d’humains. Devenus immortels, ces humains sont reconnaissables à leurs tatouages avides qui leurs servent à éliminer leurs semblables en les absorbant. Aussi, certains se sont fait une spécialité de chasser les autres, comme Luca, un immortel qui ne se cache pas. Mercenaire habile, accompagné de sa petite sœur qu’il garde toujours près de lui pour la protéger, il enquête auprès des populations qu’il croise pour traquer ses semblables. Assez bourru et méfiant, Luca tourne autour de son futur ennemi et son enquête permet de saisir les mystères de ce monde. Le destin de Luca & Haru est présenté à travers ce voyage et cette chasse à l’homme, entrecoupé de flash-back qui dévoilent peu à peu leurs origines.

Avec un dessin plus travaillé que ses séries longues, Yellow Tanabe prend plaisir à construire graphiquement cet univers et une grande partie du plaisir du manga tient dans ses planches très denses où les paysages, motifs, créatures ont fait l’objet de recherches et de design plus poussés que ses séries habituelles. Le trait noir est dense, le découpage et la mise en scène recherché, les scènes plutôt contemplatives et dialoguées passent bien, même si on voit tout le potentiel de la dessinatrice au moment des scènes d’action ou de possession.

Un bon titre pour découvrir l’autrice et un final très réussi pour ce court manga, même si paradoxalement certains passages sont peut être un peu long dans leur mise en place de l’univers. On en regrette presque avec ce niveau de détail et de mise en place qu’il n’y ait pas de suite, même indirecte. Un shonen un peu différent qui mérite qu’on s’y arrête un instant.

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Illustration principale & images extraites de l’album
© Yellow Tanabe/Shiba Edition

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